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Ma meilleure copine.

Le 26 juillet 2013, 17:23 dans 0

Je ne vous avais jamais parlé de ma meilleure amie ? Celle que j'ai rencontré il y a sept ans, pas vraiment par hasard, pas vraiment par envie, mais avec qui, pourtant, ce fut le coup de foudre ? 

Que de bons souvenirs avec elle pourtant. Elle m'a accompagné dans presque toutes mes premières fois. Elle m'a réconforté tard dans la nuit, m'a calmé avant des examens, m'a rassuré maintes et maintes fois. C'était l'amour fou entre nous, je l'aimais passionnément. 

Au début, elle me donnait l'ivresse, et vers la fin, cette garce ne me fesait plus de mal que de bien, prenant une place privilégiée dans ma vie. Cette dernière était orchestré selon son bon vouloir, je lui passai tous, et la défendais ardemment ! Diantre, c'était même un pilier de ma vie! Elle me donnait une impression de classe, de me sentir plus femme, plus rock, et j'en passe. 

Mais voilà, toute bonne chose à une fin, et entre elle et moi, ça devenait trop compliqué. De plus en plus exigeante, elle me tuait petit à petit.

C'est pourquoi, il y a 26 jours précisemment, j'ai pris la meilleure décision de ma vie en rompant avec elle. Ce fût un peu brutal, je ne le cache pas, et j'ai de temps en temps envie de renouer avec elle. Mais pourtant, je tiens bon. Vous avez deviné de qui je parlais ?

Adieu, très chère cigarette, jamais je ne te regretterais.

J'ai l'air folle, mais c'est normal, je sortais de Sephora avec un super butin.

 Bientôt, je vous parlerais de comment pas refaire amie-amie avec la clope. D'ici là, enjoy !

Le jour ou #2

Le 8 mai 2013, 15:14 dans Beauté 0

C'est une date que jamais je ne parviendrais à mémoriser. Quoiqu'il arrive, mon hippocampe refuse d'imprégner cette information. Le jour où mon grand père est mort. Je me souviens de chaque détails du moment où mon père me l'a annoncé par téléphone. Je sortais de la banque, il faisait beau: grand soleil, température agréable. J'avais même mes lunettes de soleil. Je rejoignais deux amis (cher). C'était le début des vacances. Un vendredi. Début d'après midi, 14h50 environ. Le téléphone qui sonne, mon père, dont la voix tremblait légèrement. M'annonce cette nouvelle. Moi qui m'affale contre un mur pour ne pas tomber, en pleurant. Mes amis qui me ramène chez moi. Je me suis enfermé, seule, me trainant sur mon canapé. Mes amis, dehors, essayant d'entrer. Je me suis endormie. Puis, comme un trou noir. 

Le cerveau, cet organe si fantastique, mais si vicieux. Le fourbe, il me refuse plein de détails. Ah si, c'était en mars. Mais le jour, la date précise, m'échappe. 

Le décès de mon grand père m'a en quelque sorte apaisé. J'ai pris conscience que tout avait une fin, même ce que je pensais éternel.

Enfin, je dis mort, mais mon grand père n'est pas mort. Il a juste pris des vacances sans fin. Il est parti sur une île déserte vivre avec Elvis Presley. Je le rejoindrais un jour, et tout recommencera comme avant; nous, devant la télé, dans un bon canapé, lui s'endormant et moi me moquant de son éternel somnolence.

Le jour ou.

Le 14 mars 2013, 02:31 dans Humeurs 0

Je n'avais jamais pensé écrire un tel billet, et encore moins imaginer ce que je pourrais y écrire dedans. Mais aujourd'hui, en fervente lectrice de psychologie magazine, je tombe sur un encart, invitant les lecteurs à lire des témoignages de femmes, ayant "aimé un pervers narcissique", je vous invites d'ailleurs à lires ici. Témoignages poignants, en lisant celui de Mathilde, c'est là que dans mon esprit ça a fait "tilt". Je me suis séparé de mon petit ami en mai dernier, d'une façon relativement violente (je l'ai quitté pas la peine de poser la question), et jusqu'à la semaine dernière, on n'a cessé de joué à je te parle - je te parle plus. Enfin, lui, surtout, n'arrêtais pas de vouloir me reparler. J'ai joué le jeu, j'admet que ça m'a arrangé plus d'une fois.

Lorsque Mathilde commence son histoire, et lorsqu'elle parle de son ex-mari, Frederic, elle le décrit, comme moi je décrivais mon ex lors de notre rencontre. Intelligent, cultivé, charmeur, romantique (lui aussi m'a envoyé des lettres enflammées), ect. Au fur et à mesure des lignes, je me reconnais dans Mathilde, tout comme je reconnais mon ex dans Frederic. J'ai aussi eu cette petite voix intérieur qui me disait de me méfié. Mes proches ont tentés eux aussi de me mettre en garde. Mais je les faisait taire, et me rapprochais d'avantage de lui. Je ne me suis ni marié, ni eu des enfants avec lui. Notre relation n'a pas durée quinze ans, juste deux. Mais deux années trop longue, deux années faites de haine, et de méchanceté. C'était toujours ma faute, et lui la victime. Un jour j'étais la plus belle femme du monde, la plus intelligente, celle qui l'aimait le plus, le lendemain l'inverse. J'ai cherché de l'aide auprès de lui, j'ai déménagé à l'autre bout de la France pour lui. Je me sentais coupable, je ne savais plus quoi faire, alors je me suis laissé aller. Je ne bougeais plus, ne sortais plus, ne prenais plus soin de moi (un comble en tant que beauty addict!), n'avais juste, plus envie.

Malgré tout, je trouvais cela, moi aussi, comme Mathilde, notre relation normal. Comment cela aurait-il pu être autrement, ne connaissant rien d'autre ? Après tout, il n'y avait pas que du mauvais, il était serviable, gentil, attentionné. De temps en temps. Car les moments où il était tout cela, semblait médiocre et inexistant lorsqu'il était en colère. Que de lassitude...

Pis encore, comment sortir de là ? Comment avoir la force de réagir, alors que pendant deux ans, après avoir été humilié régulièrement, la force me manquait ?

Il me manquait un déclic, une force, quelqu'un, quelque chose qui me donnerait cette force. J'ai du attendre, prendre sur moi, accumuler, pour avoir le courage de le quitter.

 

Une de mes amie, à qui j'ai tout confié, m'a fait comprendre que quelque chose n'allait pas. Elle fut simplement franche, objective, sans prendre de gants, pour me dire la situation telle qu'elle était réellement; d'ailleurs, si elle me lit, elle se reconnaîtra.

Elle avait raison. Sur sa, et sur d'autres points qui ne mérite pas d'être exposé au public.

 

Un jour, après une énième dispute similaire en touts points. J'ai craqué.

 

Et Dieu, que ça fait du bien de briser ses chaines. Oui, je ne vois pas d'autres mots.

Aujourd'hui, je me sens mal, j'ai une haine tenace, et il me faudra du temps pour l'atténuer. Une rancoeur et une méfiance profonde, car je suis meurtrie, brisée; je ne me sens ni victime, ni bourreau, en fait, je ne comprend juste pas. En lisant les témoignages de ces femmes, cela m'a un peu rassurée, même si je ne saurais dire comment et pourquoi.

J'ai échoué aussi, je me suis toujours promise que jamais, au grand jamais je ne pourrais être la victime d'un homme, que jamais au grand jamais je ne me laisserai marché sur les pieds. Mais je n'ai pas réussi. Et je m'en veux aussi pour sa. Ca fait mal à l'égo de l'admettre, mais accepter ses échecs, et le meilleurs moyen d'avancer. Et même si j'ai l'impression d'avoir tout raté, d'être incapable de faire quoique ce soit, j'arrive petit à petit, à me reconstruire. Je me lance des défis, toujours plus grand, et j'y arrive.

Au final, je n'avais pas besoin de lui, contrairement à ce qu'il me fesait croire.

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